La prévision des îlots de chaleur urbains par satellite

6 octobre 2011

Lors de la 1ere quinzaine d’août 2003, la température dans certains quartiers de la capitale n’est jamais descendue en dessous de 21° C, même la nuit, comme en témoigne cette cartographie des températures à 22h.

Réalisée à l’aide de mesures dans l’infrarouge thermique obtenues par des satellites, cette carte met en évidence un phénomène bien connu des météorologues, les îlots de chaleur urbains : les quartiers centraux les plus densément bâtis présentent les températures les plus élevées par rapport aux zones périphériques, et se trouvent soumis à de véritables microclimats artificiels, particulièrement prononcés de nuit.

Les espaces verts et la végétation jouent à l’opposé un rôle régulateur, et les bois de Vincennes et de Boulogne, qui flanquent Paris à l’est et à l’ouest, constituent ainsi des oasis de relative fraicheur.

À la mi-août 2010, ce même type de données a permis de prévoir 24 heures à l’avance la formation de 2 îlots de chaleur à Thessalonique, en Grèce.

Cette capacité à anticiper depuis l’espace la formation d’îlots de chaleur urbains s’annonce déjà comme un précieux outil de prévention, une fréquence et une intensité accrues des épisodes caniculaires étant attendues du changement climatique.

Cela motive de nombreux travaux de recherche et le développement de moyens innovants d’observation depuis l’espace comme le projet MISTIGRI.

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Rubrique : L'oeil du satellite
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