Au bord de l’eau supercritique

18 novembre 2010

Dans l’impesanteur de l’espace, de l’eau portée à une température de 373,9 °C et soumise à une pression 220 fois plus forte qu’à la surface de la Terre est sur le point de devenir liquide et gazeuse à la fois, un état qualifié de « supercritique ».

Cette expérience, menée à l’intérieur du laboratoire miniaturisé DECLIC développé par le CNES et installé à bord de la Station spatiale internationale, ne pouvait être réalisée avec succès que dans l’espace : sur Terre, la pesanteur s’exerçant sur les molécules d’eau empêche d’obtenir un milieu de densité homogène et de mesurer la température critique avec précision. DECLIC a montré qu’elle était très exactement de 373,995°C

Le gaz carbonique supercritique est déjà utilisé sur Terre pour retirer la caféine du café. Mais le potentiel de l’eau supercritique va bien au-delà, avec en ligne de mire la possibilité de brûler les déchets à basse température, donc sans produire de dioxine, contrairement aux incinérateurs actuels.

HTI, le module de DECLIC dans lequel cette expérience a été menée, reviendra prochainement sur Terre afin d’être rempli d’eau salée. L’objectif sera d’étudier en détail le comportement du sel dans l’eau supercritique, des conditions semblables à celles rencontrées dans les fosses océaniques de grande profondeur où certaines formes de vie extrêmophiles s’épanouissent.

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Pour en savoir plus sur DECLIC :

http://smsc.cnes.fr/DECLIC/Fr/

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Rubrique : C'est beau, la techno ! L'oeil du satellite
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